En France métropolitaine, les forêts couvrent environ 17 millions d’hectares, soit un tiers du territoire. Ces forêts témoignent de la diversité des climats, des sols et des altitudes du pays, et abritent une richesse biologique exceptionnelle, avec 191 espèces d’arbres recensées(1). Côté départements et régions d’outre-mer, par exemple, la forêt tropicale guyanaise s’étend sur 96 % du territoire(2). Chaque région présente des forêts aux spécificités uniques. En Île-de-France, le chêne domine, tandis que le pin maritime caractérise les forêts landaises. Cette diversité reflète les adaptations des essences d’arbres aux climats et aux substrats locaux.
Ces forêts ne sont pas seulement des paysages. Selon une étude de l’Office National des Forêts (ONF), 9 Français sur 10 visitent une forêt au moins une fois par an, qu’il s’agisse de randonnées, de promenades ou d’autres activités comme le vélo ou l’escalade. Les Français associent ces espaces à la détente, à l’évasion et à un cadre apaisant. Mais leur rôle va bien au-delà des loisirs. Les forêts jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique en captant environ 10 % des émissions annuelles de CO2 en France(3). Par ailleurs, elles contribuent à améliorer la qualité de l’eau en filtrant les polluants grâce à leurs sols riches et humides, essentiels pour protéger les nappes phréatiques. Enfin, les forêts françaises abritent 80 % de la biodiversité terrestre du pays(4). Par exemple, les populations d’oiseaux forestiers déclinent moins rapidement que celles des zones agricoles, ces dernières étant fortement affectées par l’usage de pesticides et l’intensification des cultures. La diversité des forêts, des essences et des habitats qu’elles offrent joue un rôle fondamental dans cet équilibre fragile.
Depuis le XIXe siècle, la surface forestière française a doublé, mais cet essor cache une réalité plus complexe. Les forêts françaises sont composées à 40 % de forêts naturelles et à 60 % de plantations(5). Les plantations, souvent dominées par des espèces à croissance rapide comme le pin Douglas (deuxième essence la plus plantée en France), sont exploitées principalement pour la production de bois. Cette intensification menace la biodiversité. Les plantations monospécifiques sont vulnérables aux parasites et aux maladies, et le tassement des sols par les engins d’exploitation appauvrit la qualité des sols forestiers(6). Le réchauffement climatique amplifie ces fragilités. Selon le ministère de la Transition écologique, la mortalité des arbres a doublé en 10 ans en raison des sécheresses, des maladies et des infestations accrues. Une forêt naturelle, avec sa diversité d’essences et sa structure complexe, résiste bien mieux aux incendies et aux conditions climatiques extrêmes grâce à une humidité plus élevée.
Les forêts ne se contentent pas de piéger le CO2. Elles participent activement à la régulation du cycle de l’eau et à la réduction de la température locale grâce à leur effet d’évapotranspiration. De plus, l’utilisation du bois dans la construction permet de stocker du carbone durablement, tout en offrant une alternative écologique aux matériaux plus polluants. L’économie forestière représente également un levier pour un développement durable, avec 400 000 emplois directs générés par les activités liées à la filière bois en France(7).
Protéger les forêts françaises est une priorité à l’échelle nationale et locale. Plusieurs solutions et initiatives peuvent être mises en oeuvre :
• Promouvoir une gestion forestière durable : l’adoption de certifications comme FSC ou PEFC, garantissant une exploitation raisonnée et respectueuse des écosystèmes ;
• Reconstituer les forêts naturelles : Francis Hallé, biologiste renommé, milite pour la création d’une forêt primaire dans les Vosges ou les Ardennes, un projet ambitieux visant à recréer un écosystème totalement autonome et intact(8) ;
• Limiter les coupes rases : ces pratiques, largement utilisées dans les plantations industrielles, ont des effets dévastateurs sur les sols et la biodiversité. Elles doivent être remplacées par des modes de gestion qui respectent le cycle naturel des arbres ;
• Lutter contre l’exploitation illégale et le commerce du bois non certifié : notamment en renforçant les contrôles et les partenariats internationaux ;
• Elargir les zones protégées : aujourd’hui, seulement 1 % des forêts françaises est strictement protégé(9). Créer de nouvelles réserves est une piste à explorer pour préserver les zones de biodiversité.
Pour les citoyens, s’engager peut passer par plusieurs actions concrètes :
• soutenir des associations locales et internationales dédiées à la préservation des forêts ;
• participer à des initiatives de reboisement ou à des campagnes de sensibilisation. Protéger nos forêts, c’est assurer l’équilibre de notre planète et préserver un héritage précieux pour les générations futures.
Protéger nos forêts, c’est assurer l’équilibre
de notre planète et préserver un héritage
précieux pour les générations futures.
(1) Inventaire Forestier National, 2022.
(2) ONF : Les forêts de nos territoires.
(3) Institut National de l’Information Géographique et Forestière, IGN, 2023.
(4) WWF France.
(5) IGN, 2023.
(6) INRAE, 2022.
(7) Fédération Nationale du Bois, 2022.
(8) Association Francis Hallé pour la Forêt
Primaire, 2023.
(9) Ministère de la Transition écologique, 2022.
J’ai 23 ans. Je fais partie de l’association depuis mon plus jeune âge, où j’ai appris le tennis et la natation.
En grandissant, j’ai eu envie à mon tour de transmettre ma passion aux jeunes et aux moins jeunes, quel que soit leur niveau de pratique.
J’ai encadré dès la première année des groupes de personnes âgées aquaphobes qui venaient pour vaincre leur peur. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais mis la tête sous l’eau, mais étaient motivés par l’envie de suivre leurs petits-enfants à la piscine ou à la mer. Je les ai vus peu à peu progresser, et en fin d’année nous avons organisé une session avec leurs enfants et petits‑enfants où ils ont pu jouer et évoluer avec aisance. C’était très joyeux et gratifiant.
Cette expérience a été très enrichissante pour moi. Être confronté à une incroyable envie d’apprendre, de surmonter ses peurs, voir les progrès semaine après semaine, pour enfin voir mes élèves évoluer de façon autonome... C’est une belle expérience humaine. Et je pense que chacun a en soi cette capacité à donner et à partager, quel que soit le domaine. S’engager, c’est donner, mais c’est aussi beaucoup recevoir.
Retraitée, engagée de longue date dans l’associatif, j’avais envie de m’investir pour le bien le plus précieux que nous ayons sur terre : les enfants.
Nos activités sont multiples : accompagnement scolaire ciblé plus particulièrement sur l’aide aux devoirs mais également l’aide aux familles en difficulté, cours d’anglais, ateliers d’expression artistique, groupes de parole. Un jour, Mary, la fondatrice de l’association, m’a confié une petite fille de CP qui n'arrivait pas à lire. J’ai réussi à l’aider dans l’apprentissage de la lecture en utilisant les cartes d’un jeu de lettres. Elle a fait d’énormes progrès et ses parents ravis m’avaient remerciée. Depuis elle est en 3e au collège et cela se passe très bien, voilà une belle réussite !
S’engager auprès des jeunes est une superbe cause. Penser que l’on fait partie de la chaîne de transmission du savoir entre jeunes et retraités me plait énormément et voir qu’ils apprécient est un énorme cadeau. Alors vous qui avez du temps libre, sollicitez les associations destinées aux enfants, vous les comblerez de bonheur et ce bonheur sera réciproque.